L'annonce récente de la cyberattaque ciblant la plateforme BtoB de Florajet (exposant plus d'1,4 million de commandes) vient s'ajouter à une liste déjà trop longue. Ces derniers mois, des acteurs majeurs de la santé, du retail ou des services publics (France Travail, Viamedis, Almerys, LDLC...) ont vu leurs systèmes compromis.
Ces incidents à répétition, qui frappent des entreprises pourtant structurées, soulèvent une question technique fondamentale pour tous les DSI et CTO : pourquoi les défenses traditionnelles cèdent-elles les unes après les autres ?
Le mythe de la forteresse réseau
Aujourd'hui, le premier réflexe d'une organisation est de "blinder" son réseau : déploiement d'EDR sur les postes, Firewalls de nouvelle génération (NGFW), segmentation stricte des VLANs, ou encore adoption d'architectures Zero Trust.
Ne nous y trompons pas : c'est indispensable. C'est l'hygiène informatique de base en 2026. Mais soyons clairs : sécuriser le périmètre réseau ne suffit plus. Les attaquants modernes ne s'épuisent plus à forcer les pares-feux de front : Ils contournent l'infrastructure en exploitant des vulnérabilités applicatives, des API mal configurées ou des passerelles BtoB (les fameuses Supply Chain attacks).
La menace s'infiltre directement via les flux métiers légitimes.
Panorama : Quand le périmètre réseau ne suffit plus
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| L'enjeu technique |
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| Sécurité applicative BtoB | |
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| Outil de gestion interne compromis | Sécurisation des API internes (Droits) | |
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| Faille via un prestataire tiers commun | Sécurité de la Supply Chain (Audits) | |
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| Usurpation d'identifiants prestataires | Architecture Zero Trust (Contrôles) | |
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| Pentests applicatifs réguliers (Web) |
Ce tableau illustre parfaitement que dans la majorité des cas, l'attaquant n'a pas « cassé » un pare-feu. Il est passé par une porte latérale : un prestataire, un portail web partenaire ou une API mal protégée.
L'applicatif : la nouvelle ligne de front (Privacy by Design)

Pour contrer ces menaces, la sécurité doit se déplacer au cœur du code. Les logiciels, les passerelles de données et les applications mobiles doivent être conçus selon les principes de Privacy by Design et de Secure by Design.
Cela implique d'intégrer la sécurité à chaque étape du cycle de développement (approche DevSecOps) :
- Chiffrement natif des données sensibles (au repos et en transit).
- Gestion stricte des identités (IAM) avec principe de moindre privilège.
- Validation des inputs pour bloquer les injections (SQL, XSS).
- Sécurisation renforcée des endpoints API BtoB.
L'épreuve du feu : l'indispensable Pentest
Concevoir une architecture propre est une excellente première étape, mais un code n'est jamais sûr à 100 %. Les solutions doivent être systématiquement éprouvées par des hackers éthiques.
Les tests d'intrusion (Pentests) permettent de déceler les failles logiques avant qu'elles ne soient exploitées. La force d'un éditeur réside ensuite dans sa capacité à intégrer immédiatement la correction de ces vulnérabilités dans sa roadmap logicielle.
La cybersécurité est un sport d'équipe
Garantir un tel niveau de résilience demande des compétences ultra-spécialisées. Chez Elipce Solutions, nos ingénieurs architecture et développement travaillent main dans la main avec notre service IT interne (2 DevOps, 1 DevSecOps) pour garantir la sécurité de nos livrables.
Pour protéger chaque maillon de la chaîne, nous nous appuyons sur un écosystème d'experts reconnus :
- Geco-IT : assure la maintenance et l'évolution de notre infrastructure Cloud de confiance.
- PIIRATES et THUCY : nos hackers éthiques partenaires, qui réalisent des pentests rigoureux sur nos logiciels et applications mobiles.
- Groupe PROXITEL : sécurise notre cœur de réseau avec un lien fibre hautement disponible.
Protéger la confiance de ses partenaires BtoB n'est plus seulement une question de serveurs, c'est une question d'écosystème et de rigueur logicielle.