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Cybersécurité en 2026, menaces et bonnes pratiques

Protection cybersécurité 2026 : comprendre les menaces (phishing, ransomware), la directive NIS2 et mettre en place les mesures de sécurité efficaces.
22 janvier 2026 par
Cybersécurité en 2026, menaces et bonnes pratiques
Rocafort Sophie

La cybersécurité représente un défi majeur pour les entreprises françaises. Face à la multiplication des cyberattaques et à l'évolution des menaces, les organisations doivent adapter leurs stratégies de protection.
En 2025, 47% des entreprises françaises ont subi au moins une cyberattaque majeure, avec des conséquences de plus en plus graves.

Le paysage des menaces en France   

Le territoire français enregistre une augmentation significative des cyberattaques. Les trois principales menaces qui pèsent sur les entreprises sont :  

Il correspond à 60% des incidents.
Le hameçonnage reste le vecteur d'intrusion privilégié. Cette technique évolue constamment avec l'intégration de l'intelligence artificielle qui permet de personnaliser les messages et de contourner les filtres de sécurité traditionnels.

Ces attaques particulièrement destructrices combinent désormais plusieurs leviers de pression : blocage des systèmes, exfiltration de données sensibles et menaces de publication. Le modèle économique s'est professionnalisé avec les plateformes de "Ransomware-as-a-Service" qui permettent même à des acteurs peu qualifiés de lancer des attaques sophistiquées.

Plutôt que de cibler directement une grande entreprise, les cybercriminels visent les fournisseurs pour infiltrer ensuite leurs clients. Cette approche élargit considérablement la surface d'attaque des organisations.

Les obligations réglementaires en évolution

Le cadre réglementaire européen se renforce. La directive NIS2 (Network and Information Security), dont la transposition française est attendue pour le premier trimestre 2026, élargit considérablement le périmètre des entités concernées.

CritèreNIS1NIS2
Nombre d'entreprises concernées~50015 000 à 18 000
Secteurs couvertsLimitésÉnergie, transports, santé, télécoms, finance, agroalimentaire, etc.
Sanctions maximalesVariablesJusqu'à 10M€ ou 2% du CA mondial

Cette directive impose des mesures renforcées en matière de gestion des risques, de sécurité des communications et de continuité d'activité. Les entreprises devront notifier les incidents significatifs à l'ANSSI dans des délais stricts.

L'ANSSI développe un référentiel de mesures spécifique qui traduira les objectifs en actions concrètes, devenant la norme de conformité pour les entreprises concernées.

Les fondamentaux d'une stratégie de sécurité efficace




Pour les TPE et PME, la cybersécurité passe par l'adoption de mesures essentielles.
Le baromètre 2025 révèle que le nombre moyen de dispositifs de sécurité installés progresse à 4,06 par entreprise.

Voici le top 3 des mesures adoptées :

Antivirus (84%)

La protection de base contre les logiciels malveillants


Sauvegardes régulières (78%)

Essentielles pour restaurer l'activité après une attaque


Pare-feu (69%)

Première barrière contre les intrusions externes

Au-delà de ces dispositifs de base, trois mesures complémentaires gagnent du terrain :

La politique de mots de passe

51% des TPE-PME en disposent, soit 11 points de plus qu'en 2024. L'utilisation de gestionnaires facilite l'adoption de mots de passe complexes et uniques pour chaque service. 

L'authentification à double facteur    

Adoptée par 26% des entreprises (+6 points), elle ajoute une protection significative en exigeant une validation supplémentaire lors de la connexion. 

Les sauvegardes externalisées et isolées

En cas de ransomware, disposer de sauvegardes récentes et déconnectées du système principal permet de restaurer l'activité sans céder au chantage.

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L'approche Zero Trust et la surveillance continue

Le modèle Zero Trust s'impose comme une stratégie phare pour 2025. Cette approche repose sur le principe "ne jamais faire confiance, toujours vérifier". Chaque accès au système d'information doit être authentifié et autorisé, quel que soit l'emplacement de l'utilisateur ou son niveau hiérarchique. Dans un contexte où le télétravail s'est généralisé et où les environnements cloud se multiplient, cette architecture limite les mouvements latéraux des attaquants et permet de contenir rapidement les menaces.  

"Le coût de reconstruction d'un système d'information après une attaque est en moyenne dix fois supérieur à celui de la prévention."

Orange Cyberdefense 
Entreprise de cybersécurité leader en Europe

La surveillance continue devient indispensable. 16% des TPE-PME disposent de solutions de détection d'attaque (+4 points par rapport à 2024).
Ces outils permettent d'identifier rapidement les comportements anormaux sur le réseau et d'intervenir avant qu'une intrusion ne cause des dommages importants. Pour les organisations de taille plus importante, la mise en place d'un centre opérationnel de sécurité (SOC) permet une surveillance 24h/24 et une réaction rapide aux incidents.

Le facteur humain au cœur de la sécurité

60% des cyberattaques commencent par du phishing ciblant directement l'utilisateur. Former régulièrement les équipes à reconnaître les signaux d'alerte et à adopter les bons réflexes est essentiel.

24% des TPE disposent de procédures de réaction aux incidents (+5 points vs 2024). Définir les responsabilités et les actions à mener permet de gagner un temps précieux en cas de crise.

L'intelligence artificielle, menace et opportunité

L'intelligence artificielle transforme profondément la cybersécurité. Du côté des attaquants, l'IA génère des emails de phishing convaincants, automatise la reconnaissance des systèmes et adapte les stratégies en temps réel. Les deepfakes créent de nouvelles formes d'arnaque de plus en plus difficiles à détecter.

Côté défense, l'IA offre de puissantes capacités. Les systèmes de détection peuvent analyser d'énormes volumes de données en temps réel et identifier des schémas d'attaque complexes. L'analyse prédictive permet d'anticiper certaines menaces avant qu'elles ne se matérialisent. Ces technologies deviennent accessibles via des services externalisés.

Investir dans la cybersécurité pour préserver la continuité

Coût moyen d'une cyberattaque pour une PME française

466 000 €

Part du chiffre d'affaires que peut représenter une attaque

10%

Proportion de TPE-PME qui prévoient d'augmenter leurs investissements

15%

cotisations du marché de la cyber-assurance en 2025 (vs 330 M€ en 2022)

900 M€

Cette évolution reflète une prise de conscience renforcée par les cyberattaques médiatisées de 2024 (France Travail, Auchan, Cultura, Free...). Toutefois, l'assurance ne remplace pas la prévention. Les assureurs exigent d'ailleurs désormais des mesures de sécurité minimum avant d'accorder une couverture.

Pour approfondir vos connaissances sur les bonnes pratiques de cybersécurité, l'ANSSI propose de nombreuses ressources gratuites et des guides pratiques adaptés aux différents types d'organisations sur cyber.gouv.fr.


Préparer l'avenir dès maintenant

La cybersécurité est un sujet stratégique qui engage la responsabilité de la direction. Les organisations qui tardent à investir s'exposent à des risques majeurs.

Même les entreprises non concernées par NIS2 ont intérêt à s'en inspirer. Le référentiel impose un cadre éprouvé couvrant gouvernance, gestion des risques, sécurité technique et continuité d'activité.

La collaboration avec des prestataires spécialisés permet de bénéficier d'une expertise pointue. Un accompagnement professionnel facilite la montée en maturité et garantit une protection adaptée.